Planification du sprint : la réunion qui marque le début du sprint
La planification du sprint est la réunion qui marque le début du sprint : l'équipe se met d'accord sur un objectif de sprint et transforme les éléments du backlog en un plan qu'elle estime pouvoir mener à bien.
La planification de sprint est la réunion qui marque le début du sprint. L’équipe se met d’accord sur ce qu’elle va livrer et définit les grandes lignes de la manière de s’y prendre, transformant ainsi une partie du backlog produit en backlog de sprint et en un objectif de sprint unique et clair. Bien menée, cette séance ne prend que quelques heures et permet à l’équipe de se concentrer pleinement pendant deux semaines. Mal menée, elle se résume à un simple exercice de remplissage de liste que l’équipe passe le reste du sprint à renégocier en silence.
Ce chapitre présente un résumé au niveau de la cérémonie. Pour connaître le déroulement complet de la séance — l’ordre du jour, les rôles, les calculs de capacité et des exemples concrets d’objectifs de sprint —, veuillez consulter le guide complet de la planification de sprint.
La place de la planification dans le cycle
La planification de sprint est la première des cérémonies agiles, et ses résultats constituent le point de référence pour toutes les autres. La réunion quotidienne permet de vérifier l’avancement par rapport à l’objectif de sprint défini ici ; la révision de sprint permet de vérifier si l’équipe a atteint cet objectif. Si la planification est mal menée, le reste du sprint sera consacré à corriger cette erreur.
Les questions clés de la planification : pourquoi, quoi, comment
Le Guide Scrum articule la réunion autour de trois questions — pourquoi ce sprint est-il utile, quoi peut-on réaliser et comment cela sera-t-il réalisé — et l’ordre dans lequel elles sont posées a son importance.
Commencez par définir le pourquoi. Un objectif de sprint que vous pouvez formuler en une seule phrase vaut mieux qu’un backlog que vous ne parvenez pas à mener à bien. C’est cet objectif que l’équipe protège lorsque le plan se heurte à la réalité en cours de sprint ; c’est le périmètre qui s’adapte à lui, et non l’inverse.
Ensuite, le quoi : le Product Owner définit les priorités, les développeurs choisissent les tâches qu’ils estiment pouvoir mener à bien, et les deux parties négocient jusqu’à ce qu’un engagement soit trouvé, auquel les deux parties accordent leur confiance. Et le comment : les développeurs décomposent les tâches prioritaires en un plan suffisamment précis pour se lancer — pas un diagramme de Gantt, juste assez de conception pour s’assurer que le travail est réalisable.
Entrées et sorties
La qualité d’une planification dépend entièrement de ce que vous y apportez.
- Données d’entrée : un backlog de produit affiné (éléments déjà clarifiés et chiffrés), la capacité de l’équipe pour ce sprint, ainsi qu’une estimation de la vélocité récente.
- Résultats : un objectif de sprint et un backlog de sprint auxquels l’équipe adhère pleinement.
La détermination de la taille des tâches s’effectue en réunion. La plupart des équipes parviennent rapidement à une estimation commune grâce au planning poker plutôt que de passer des heures à débattre — consultez le guide d’estimation pour comprendre pourquoi, dans ce contexte, les points sont préférables au temps.
Le mode de défaillance à surveiller
Surengagement. Les équipes prévoient de travailler à 100 % de leur capacité théorique et oublient que la vélocité tient déjà compte des réunions, des interruptions et de la personne qui sera absente jeudi. Prévoyez en fonction de votre capacité, et non de vos espoirs : un plan que l’équipe mène à bien renforce la confiance, tandis qu’un plan que l’équipe abandonne en silence la détruit.
L’autre signe révélateur est un plan élaboré à partir d’un backlog non affiné. Si la planification se transforme en une séance de clarification et de découpage, l’affinage du backlog n’a pas lieu — corrigez cela en amont et la planification se déroulera dans le calme.
Foire aux questions
Combien de temps la réunion de planification du sprint devrait-elle durer ?
Prévoyez environ deux heures par semaine de sprint — soit jusqu’à quatre heures pour un sprint de deux semaines, et jusqu’à une journée entière pour un sprint d’un mois. Si la planification se prolonge systématiquement jusqu’à la fin du sprint, c’est que le backlog n’a pas été suffisamment affiné et que l’équipe doit effectuer un travail d’affinage qu’elle aurait dû réaliser plus tôt.
Qui participe à la réunion de planification du sprint ?
L’ensemble de l’équipe Scrum : les développeurs, le Product Owner et le Scrum Master. Le Product Owner définit les priorités et en explique la raison d’être ; les développeurs décident de ce qu’ils peuvent raisonnablement prendre en charge et de la manière dont ils vont le mettre en œuvre ; le Scrum Master veille à ce que la réunion respecte la durée prévue et reste ciblée. Les parties prenantes n’y assistent pas.
Quelle est la différence entre l’objectif du sprint et le backlog du sprint ?
L’objectif du sprint est la phrase qui explique pourquoi il vaut la peine de mener ce sprint — c’est-à-dire le résultat auquel l’équipe s’engage. Le backlog du sprint correspond à l’ensemble des éléments et des tâches dont l’équipe estime qu’ils lui permettront d’atteindre cet objectif. L’objectif est fixe pour la durée du sprint ; le backlog peut quant à lui évoluer en fonction des nouvelles connaissances acquises par l’équipe.