La définition de « prêt » correspond à la liste de contrôle de l’équipe permettant de déterminer si « nous pouvons intégrer cela au sprint » — c’est-à-dire le seuil qu’une story doit franchir avant d’être intégrée à la planification du sprint. La plupart des équipes en rédigent une lors de leur première rétrospective, la publient sur le wiki, puis ne la consultent plus jamais. La version qui fait ses preuves est concise, explicite et bloquante : une story qui ne la satisfait pas ne sera pas validée.

Ce que doit contenir une liste de contrôle utile

  • Le résultat pour l’utilisateur tient en une seule phrase : pas de tournures alambiquées du type « en tant que… », simplement ce qui change.
  • Critères d’acceptation : veuillez les résumer en trois à cinq points.
  • Cette fonctionnalité est suffisamment simple pour être intégrée dans un sprint, tout en laissant une marge de manœuvre.
  • Les dépendances vis-à-vis d’autres équipes sont identifiées et confirmées.
  • Si un design est nécessaire, il existe.
  • L’équipe a voté sur cette question sans que l’écart entre les valeurs des cartes ne dépasse deux.

Le dernier point est celui qui fait pencher la balance. Un article ayant donné lieu à un écart de votes de 3 contre 13 ne satisfait pas aux critères de préparation. Soit une précision permet d’expliquer cet écart, soit l’article se divise.

Définition de « prêt » par rapport à celle de « terminé »

La définition de « prêt » marque l’entrée dans le sprint. Les « portes de sortie » définition de « terminé » marquent la fin de celui-ci. Elles ne sont pas symétriques — « prêt » concerne l’histoire, « terminé » concerne le travail — et c’est en les confondant que les équipes livrent des histoires qui satisfont à leurs critères d’acceptation mais qui ne résolvent toujours pas le problème de l’utilisateur.

Qu’est-ce qui ne va pas ?

La définition de « prêt » devient une liste de souhaits plutôt qu’un critère d’admission. Des stories sont intégrées au sprint sans remplir ce critère, simplement parce que « nous n’avons rien d’autre sur quoi travailler ». Deux sprints plus tard, l’équipe n’atteint pas ses objectifs de vélocité, et les stories qui ne sont pas prêtes constituent le report.

La solution est d’ordre institutionnel, et non motivationnel : s’il n’y a pas de stories prêtes, l’équipe choisit une tâche de raffinement, et non une tâche qui n’est pas prête. Une barrière que l’on contourne n’est pas une barrière. Appliquez cette règle une seule fois et le backlog commencera à être mieux structuré, car chacun comprendra ce qu’il en coûte de ne pas respecter le critère « prêt ».

Foire aux questions

Quelle est la définition du terme « prêt » ?

La définition de « prêt » correspond à la liste de contrôle de l’équipe permettant de déterminer si « nous pouvons intégrer cela au sprint » — c’est le critère qu’une story doit satisfaire avant d’être intégrée à la planification du sprint. Une définition utile est concise, explicite et restrictive : une story qui ne satisfait pas à ce critère n’est pas intégrée au sprint, mais renvoyée en phase d’affinage.

Quelle est la différence entre la définition de « prêt » et celle de « terminé » ?

Les critères de « prêt » marquent l’entrée dans le sprint ; les critères de « terminé » en marquent la sortie. Ils ne sont pas symétriques : le critère « prêt » implique que l’itérative soit correctement formulée, tandis que le critère « terminé » implique que le travail achevé soit prêt à être mis en production.

Que devrait inclure une définition du terme « prêt » ?

Le résultat attendu pour l’utilisateur en une phrase, des critères d’acceptation pouvant tenir en trois à cinq points, une story suffisamment concise pour tenir dans un sprint tout en laissant une marge de manœuvre, des dépendances identifiées et confirmées, toute conception nécessaire mise en place, et un vote de l’équipe dont les résultats ne s’écartent pas de plus de deux valeurs de carte. Ce dernier point est celui qui fait toute la différence.

La définition de « prêt » fait-elle partie de la méthode Scrum ?

Non — le Guide Scrum ne le définit pas, c’est donc facultatif. Mais la plupart des équipes qui livrent de manière prévisible en utilisent un, car cela empêche les stories qui ne sont pas prêtes d’être intégrées à un sprint et de se retrouver reportées au sprint suivant.

Lectures complémentaires